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Images aléatoires

Dimanche 18 février 2007

Bonne année du cochon ! (petites pâtes à modeler offertes par nos amis du Quebec Pierre et Jimmy.)

 

Et oui, même si nous sommes pour le moment en train de vous narrer nos péripéties au travers de l'Empire du milieu, nous sommes depuis maintenant 2 semaines de retour au bercail et continuons notre petite vie d'expatriés Pékinois. Nous allons donc faire un petit interlude, une sorte d'entracte dans le récit de notre périple pour vous raconter l'événement qui nous a englobé hier soir. Aussi, je suis un peu calme en ce moment (Heu, moi, c'est N'Eric) car j'ai en ce moment en visite et pendant 10 jours Moman et Tati Annick. Nous sommes donc occupés à visiter Beijing et ses environs.   La Chine elle aussi, n'a pas cessé d'avancer et de vivre au fil des jours, et hier se déroulait l'une des plus grandes fêtes du pays : le nouvel an chinois. La Chine et ses 1,3 milliard d'habitants a en effet accueilli l'année du cochon dans le vacarme assourdissant de millions de pétards, de nouveau autorisés depuis deux ans. Pékin et ses 15 millions d'habitants n'ont eu le droit qu'à quelques heures de sommeil pour la plus importante fête de l'année. Dans la nuit de samedi à dimanche, un nombre record de pétards ont explosé, selon les autorités. Etant sur place, la petite équipe a, bien sûr, vécu l'événement au rythme des pétards et des feux d'artifice. En début de soirée, nous étions plutôt partagés sur l'effet de cet événement avec quelques pétards lancés par-ci par-là et quelques feux d'artifice lancés toutes les dix minutes créant plus de bruit que de belles couleurs. Cependant, à 24h00, dans la nuit de Samedi à Dimanche, tout Beijing s'est enflammé de feux d'artifices, tirés simultanément des quatre coins de la ville et ceci pendant plus de 50 minutes, sans arrêt… La chair de poule, tel le loup de Tex Avery, nous étions ébahis face à ce déploiement partagé de sons et lumières.

 


Privilégiés par la vue du 32ème étage de notre immeuble, nous sommes restés ¾ d'heure à regarder, s'émerveiller, sans dire mot… Ce spéctacle sur 360° pendant presqu'une heure... Le 14 Juillet au Trocadéro peut aller se rhabiller...

Alors, pour essayer de faire un peu plus complet, qu'une pauvre petite vidéo et quelques photos, pourquoi les chinois utilisent-ils des pétards et feux d'artifice lors de leur nouvelle année ? Qu'y a-t-il de prévu pour cette année qui s'avère être celle du cochon, fin du cycle des 12 animaux du calendrier chinois, et quelle est la véritable origine de la nouvelle année ?! Il n y a qu'à demander…

 

Un peu d'histoire et de légendes :

Quelle est la véritable origine du nouvel an chinois et pourquoi utilisent-ils des pétards pour fêter le passage d'une année à une autre ? Selon la légende, il y a très longtemps, les habitants chinois vivaient paisiblement dans leur petit village tranquille. Cependant, pendant la dernière nuit d'une année, un monstre appelé 'Nian' (année) pointa son nez dans le village. Bien que les villageois eut tenté de leur mieux de se débarrasser du monstre, ils ne réussirent pas et la plus grande partie d'entre eux a commencé à quitter le village pour ne plus jamais y revenir.

Un jour, 'Nian' entra dans le village maintenant totalement vidé d'âmes, il remarqua la dernière famille encore présente et commença à se diriger vers eux pour les faire fuir. Le père de famille cria : « Courez, savez-vous ! Ne prenez rien avec vous ! 'Nian' approche ! » Cependant, la mère, attachée à ses objets pris le maximum qu'elle pouvait dont une large bassine de cuivre. Elle était cependant trop encombrée pour pouvoir courir, et voyant 'Nian' se rapprocher dangereusement, elle lâcha la bassine de cuivre qui fit un vacarme énorme en tombant et terrifia 'Nian' qui n'osa plus jamais remettre les pieds dans ce petit village.

Les habitants revinrent habiter dans le petit village et vécurent heureux jusqu'à maintenant. A chaque fois qu'ils se croisaient dans la rue, ils se gratifiaient de « Guo Nian Hao » qui littéralement signifie « Bonne et heureuse année! » Cette phrase met en valeur le fait que le plus dur est passé et que les villageois repartent sur une nouvelle base, pour une nouvelle année pleine de bonnes choses.

Ainsi, tous les ans, les chinois se souhaitent la bonne année et imitent le bruit de la bassine de cuivre en faisant éclater des pétards et feux d'artifice pour être sur de faire fuir les mauvais esprits et ainsi assurer une paisible et joyeuse année ! Traduit de 'Ancient chinese stories on customs'

Ainsi, la tradition veut que le maximum de bruit soit fait lors du Nouvel an afin de chasser les mauvais esprits, mais des raisons de sécurité avaient poussé à l'interdiction des pétards et feux d'artifice pendant douze ans. Ils ont été à nouveau autorisés en 2005. "Plus de feux d'artifice ont été vendus cette année", a indiqué aux médias officiels le directeur adjoint du Bureau de la sécurité de Pékin, Yu Hongyuan. Aussi, tout au long du week-end, la nouvelle année a été l'occasion de réunions de famille, synonymes de festins, et d'une gigantesque transhumance représentant 2,17 milliards de voyages en avion, en train, en autocar et en voiture sur une période de vacances qui s'étale sur 40 jours.

Le lendemain, il faut ramasser...

Le calendrier lunaire associe chacune des douze années avec un animal. Le cochon est le dernier d'un cycle qui commence avec le rat, puis le boeuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, la chèvre, le singe, le coq et le chien. Pour la plupart des Chinois, l'année du cochon est synonyme de richesse et de chance et les hôpitaux et cliniques du pays font déjà face à un afflux de femmes en passe d'accoucher.

Cependant, selon le site d' 'aujourd'hui la Chine', l'année du cochon, pourrait bien être synonyme de conflits internationaux et régionaux renouvelés, de catastrophes naturelles et de chutes boursières, si l'on en croit les prédictions des géomanciens chinois... Selon les croyances chinoises, l'année du cochon est symbolisée par un feu placé au-dessus de l'eau. "C'est le symbole du conflit et cela pourrait apporter une année relativement moins pacifique avec plus de conflits internationaux..., des révoltes, des attentats à la bombe et des renversements de gouvernements", croit savoir Raymond Lo, maître de feng shui. « Littéralement "vent-eau", le feng shui est un art de vivre qui cherche à harmoniser les rapports de l'homme et de son environnement en permettant la meilleure circulation possible du Qi, l'énergie vitale ».

Les géomanciens basent leurs prédictions sur les relations entre les 12 animaux du zodiaque que l'on a cité précédemment et les caractéristiques de chaque année. Ils prennent également en compte les modifications subies par les cinq éléments de la philosophie chinoise qui déterminent un "bon" ou un "mauvais" feng shui: l'or, le bois, l'eau, le feu et la terre.

Pour l'année du cochon, la localisation du feu juste au-dessus de l'eau est perçue comme l'une des pires situations: "les guerres religieuses vont s'intensifier", prédit le maître de feng shui Lee Sing-tong, évoquant une nouvelle escalade au Moyen-Orient. Selon le calendrier lunaire, qui suit un cycle de 60 ans, 2007 verra se reproduire des événements semblables à 1947. Cette année-là, la Guerre Froide était à son comble: Washington établissait sa doctrine anticommuniste tandis que l'Union soviétique rejetait tout contrôle de l'armement, suscitant la course que l'on connaît. Le géomancien Alion Yeo, qui avait prédit l'explosion de la bombe atomique nord-coréenne l'an passé, prévoit cette année un "grand incendie ou une explosion" en juin ou juillet. "Ce serait quelque chose qui attire l'attention international et provoque la chute des marchés", a-t-il dit. Mais les Bourses devraient cependant vite récupérer, rassure le géomancien, et les troubles géopolitiques finiront pas trouver leur solution.

Raymond Lo souligne que le cochon symbolise la genèse ou la renaissance. "L'année du cochon peut apporter un nouveau commencement dans les relations internationales et l'ordre social. Cela pourrait amener de nouveaux régimes avec de nouveaux gouvernements". Et bien, cela promet tout ça, nous verrons bien ce qui se passera, mais dans tous les cas et quoi qu'il en soit, nous vous souhaitons tous les 4, de notre appartement et champagne à la main, une bonne et heureuse année du cochon !

 

par Mayou & Neric publié dans : Insolite
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Samedi 17 février 2007

Enfin, 6h du matin, nous trouvons notre bus, pas très grand, bondé de chinois. Les autres passagers nous regardent tous sans pouvoir décoller le regard, ils fument, ils crachent… un bus très chinois…. On a un peu de mal surtout avec la fumée de cigarettes. Il faut dire que  pendant les pauses les gens sortent prendre l’air et dès que le bus repart, ils s’allument une cigarette…

Les paysages sont magnifiques, nous passons dans de minuscules villages, des endroits où nous ne serions jamais passés normalement… c’est pittoresque. Le bus nous arrête dans des toilettes de campagne, Kim et moi-même partageons nos toilettes avec 2 cochonnets… charmante compagnie ! La route est complètement défoncée par endroit et le conducteur doit éviter pierres et crevasses pour passer.

Le bus 4x4, rien ne l'arrête...

Nous circulons dans de petits lacets de montagnes, la vue tombe tout le long sur gorges profondes et petites habitations de pêcheurs. Les gens de la région ont tous l’air de vivre de la fabrication de briques et de tuiles. Les habitations sont intéressantes à observer. Il y en a des traditionnelles, construites avec des toits de chaume ou de tuiles aux coins arrondis, certaines en brique ou même parfois en terre cuite mais aussi celles des années communistes, toute en béton, carrées, recouvertes de petits carreaux de faïence, pas très jolies…

De belles autoroutes bien goudronnées...

Nous nous rendons compte assez rapidement que le trajet ne durera pas 3h comme on nous l’avait dit à la gare de GuangYuan. Nous arrivons à JiuZhaiGou vers 16h soit après 10h de bus…

Nous descendons le long d’une grand route dans ce que nous croyons être JiuZhaiGou (nous voyons le nom de la ville écrit partout). Arrivée là, nous nous regardons : Que fait-on maintenant ? Il faut que l’on trouve un bus pour SongPan… Notre chauffeur de bus avant de nous faire descendre, nous a dit qu’il n’y en avait pas avant demain matin… encore une journée de perdue ?!!  Nous sommes là en train de nous poser pleins de questions lorsqu’une dame en QQ rouge (je vous ai déjà parlé de cette charmante voiture, n’est-ce pas ?!) s’arrête en travers de la route pour nous parler. Puis deux autres voitures font de même… Oh non ! Si la foule recommence, sauve qui peut ! La fille nous demande si l’on veut aller à JiuZhaiGou. On lui répond : ‘parce que nous ne sommes pas à JiuZhaiGou ?!’ Elle rigole et nous dit que l’on n’est pas très loin, dans un bled dont nous avons instantanément oublié le nom…  Sacré chauffeur de bus ! La fille nous confirme que le prochain bus pour SongPan part le lendemain matin (22Y/pers) et que l’hôtel le moins cher ici est à 80Y la nuit. Elle nous propose donc une autre solution ‘baozi’ ou quelque chose du genre à 350Y pour aller à SongPan aujourd’hui même, mais nous ne savons pas ce qu’est ‘baozi’ !

C’est fatigant tous ces chinois qui veulent nous aider et/ou en profiter pour se faire des sous ! On essaie de se faire comprendre mais aussi il faut savoir à qui faire confiance, ce qui n’est vraiment pas facile. On ne sait jamais si la personne est sincère ou non, si elle va faire des prix exorbitant ou non, si elle est là par simple curiosité ou avec des arrière-pensées. Nous avons eu plusieurs fois l’occasion de nous poser ce genre de questions… peut-on ici faire confiance à ces gens et qu’ils nous prennent dans leur voiture pour nous emmener ? Parce que, au final, c’est ça ‘baozi’, ce n’est pas très sur mais ça nous fait économiser des sous… Nous finissons par dire ‘oui’… Nous montons dans la voiture du copain de la fille, bien agréable après 10h de bus chinois ! La fille réapparaît et se met à l’arrière avec nous, nous sommes donc 6 en voiture… un peu serré mais toujours plus confortable que le bus et en plus il y a le chauffage ! La fille nous explique que son copain ne veut pas y aller tout seul car son ethnie (il est Han) ne s’entend pas bien du tout avec les tibétains, il a peur de se faire ‘couper la gorge’. Bon OK, il y a plus rassurant.

Le paysage est superbe, dans la montagne avec beaucoup de neige… Au bout d’1h30 de trajet nous arrivons dans une ville déserte. Personne, pas un rat, les boutiques sont toutes fermées avec des panneaux de bois peint de motifs tibétains. C’est très joli mais on se croirait dans une ville fantôme. Le couple nous montre que les hôtels que mentionne le guide sont tous fermés, ils nous emmènent dans le seul resté ouvert, et l’on paie 100Y/pers !!! On se demande ce qu’on fait là. Kim veut repartir par le premier bus pour ChengDu le lendemain matin. Nous autres, on se dit que l’on a tout de même pas fait tout se chemin pour rien ! Nous la rejoindrons s’il le faut mais nous voulons tout de même trouver la compagnie qui organise les randonnées à cheval ! Nous avons tout de même tous perdu un peu de notre esprit d’aventure et de notre optimisme. Il faut dire que nous commençons à être fatigué d’avoir froid, d’être plus ou moins perdu et surtout notre hôtel est décidément vraiment pourri en plus d’être cher. La chambre des filles est supposée avoir du chauffage mais malheureusement, il ne fonctionne pas, bilan il fait un froid de canard dans la chambre à tel point que le sol de la salle de bain est gelé : On y entre qu’avec nos chaussures. Nous sommes supposés avoir de l’eau chaude mais il n’y en a pas, les personnes de l’hôtel nous disent qu’il devrait y en avoir demain matin entre 6 et 8h. Dans la chambre des garçons il y a au moins des couvertures chauffantes mais il n’y en a pas d’autres pour les filles… Le moral (surtout celui des filles) est en baisse. En attendant, je demande à l’hôtesse des couvertures supplémentaires et me prépare à dormir dans mon sac de couchage avec 3 couvertures par-dessus ! Heureusement, une petite vieille nous redonne le sourire… Elle habite à quelques pas de l’hôtel et nous prépare un super dîner. Elle parle un peu putonghua, nous très peu mais nous nous comprenons très bien. Elle nous réchauffe les pieds avec son genre de poêle à charbon et le cœur avec son sourire et sa nourriture. La nuit s’annonce tout de même difficile…

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Vendredi 16 février 2007

Nous arrivons à GuangYuan au petit matin et espérons rallier SongPan dans la journée. J’imaginais que les gens de GuangYuan avait peu l’occasion de voir des européens puisqu’il n’y pas vraiment de raison touristique de s’y arrêter, mais actuellement, la réalité dépasse mes espérances… Les gens nous regardent comme des extra-terrestres !

Nous partons à la recherche d’un bus pour SongPan ou qui nous en rapprocherait…

Nous arrêtons plusieurs personnes dans la rue pour demander où nous pouvons trouver un bus pour rallier JiuZhaiGou ou l’aéroport de ChengDu (nous supposons qu’il y a des navettes pour SongPan à partir de ces 2 endroits), certains nous disent qu’il n’y a pas d’aéroport et d’autres ne connaissent même pas SongPan… Ces gens ne sortent probablement pas beaucoup de leur province ! Un autre nous dit qu’il est difficile d’aller à SongPan car il a neigé, il y a de la glace et la route est dangereuse…

C’est drôle les gens d’ici, n’ont probablement pas vu beaucoup de blancs et ils sont très curieux. Ils cherchent aussi à nous aider mais ne parlent pas anglais et pour beaucoup pas même mandarin… Nous avons très vite une foule de curieux qui nous entoure… Nous sommes la nouvelle attraction du village (281000 habitants) !

Petite troupe de curieux qui généralement se forme dans les petits villages ou nous nous arrêtions. Ils écoutent, rigolent et parfois même essayent d'aider...

Il y a aussi malheureusement ceux qui cherchent à se faire des sous sur notre dos… L’un des gamins qui nous entourent réussit à nous faire comprendre qu’il  y a des bus pour JiuZhaiGou et il nous montre la station de bus. Un des adules qui nous parlaient 1 minute auparavant l’engueule en lui disant qu’il aurait pu en profiter pour nous emmener pour plus cher ! Enfin je suppose qu’il faut prendre l’habitude, ici les blancs sont considérés comme riches et ayant trop d’argent pour tout dépenser ! Ils sont tous autour de nous et tandis que 2 ou 3 personnes essaient de nous parler, toutes les autres sont là pour nous observer de la tête au pied ! Déjà à Pékin, ils dévisagent, ils se poussent mutuellement du coude (très discret bien entenduJ) sur notre passage, ou sorte discrètement les téléphones portables pour prendre une photo l’air de rien. Ici, c’est le niveau suivant, ils nous entourent et s’ils pouvaient ils essaieraient de nous toucher pour vérifier que nous sommes vraiment faits de chair et d’os. C’est là qu’on se dit qu’être une star, ça ne doit vraiment pas être la belle vie tous les jours! Tous ceux qui rêvent d’être des stars, allez en Chine !

Enfin, une jeune chinoise vient nous voir, elle parle un peu anglais (probablement la seule de toute la ville), elle nous explique que le prochain bus pour JiuZhaiGou part le lendemain matin à 6h (77Y) et que le trajet dure 3 heures. Il nous faut donc rester à l’hôtel et perdre une journée… Nous y voilà, notre super plan pour plus d’efficacité vient de tomber à l’eau ! Nous prenons une chambre d’hôtel (15Y avec nos cartes étudiantes), mais il n’y a toujours pas de douche et toilettes à la turque sur le palier… Nous avons cependant maintenant une journée à perdre dans une ville qui ne figure même pas sur le Lonely Planet ! Nous visitons la ville, dans la rue nous sommes l’attraction. Sur notre passage, les conversations s’arrêtent, le temps ralentit curieusement et on peut voir les têtes tourner très lentement au fur et à mesure de notre marche… Terrible… On passe une devanture de restaurant, on se retourne, tous les clients sont à la devanture pour mieux nous dévisager, 50 personnes !

Nous avons ensuite visité l’unique lieu touristique du coin, le Temple HuangZe. C’est un temple vieux de plus de 1500 ans, il a été créé pour marquer la village de naissance de l’impératrice WuZeTian. Ce temple est très grand à l’architecture typiquement chinoise caractérisée par de grands bouddhas et des statues sculptées dans la pierre. Curieusement, beaucoup d’explications sont fournies en anglais, bien plus que dans la plupart des lieux touristiques que nous avons visité. Nous passons le reste de l’après-midi entre Internet, papotages avec eau chaude et cookies artisanaux. Difficile de se réchauffer, il n’y a pas de chauffage, la chambre est gelée, nous partons nous coucher tôt. C’est aussi là qu’on réalise tout le confort que l’on a chez nous !

Kim et Martin vous disent à demain !

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Jeudi 15 février 2007

Ce matin on ne parvient plus à bouger la thermos. Elle a gelée sur la table !J Le dentifrice de Kim est aussi gelé dans son tube. Pour les bouteilles d'eau, nous avons le choix : soient gelées (celle qui sont restées dans nos sacs) soient chaudes (celles que nous avons pris soin de mettre dans nos lits)! C'est un véritable défi de quitter les couvertures chauffantes mais vite vite à se train là nous allons rater le lever du soleil ! 7h20 malheur, le soleil est caché derrière les nuages... 8h le spectacle du lever de soleil est magnifique et nous fait tout oublié de cette épuisante montée ! C'est vraiment un spectacle dont on se souviendra longtemps. En plus, c'est un joli cadeau puisqu'on ne s'y attendait plus! Je crois aussi que le fait d'avoir fournit un gros effort pour l'obtenir rend ce souvenir d'autant plus mémorable et spécial. 

     

 

                                             Le levé du soleil est magnifique, la fatigue: oubliée!

 

 

Nous redescendons en 1h pour rejoindre le pic nord (ils nous avaient fallu 2h pour monter) et décidons de prendre le téléphérique (60Y) pour redescendre! C'est agréable, ils nous mettent une petite musique chinoise et il y a une jolie vue. C'est drôle de penser qu'on a mis 4h à grimper jusque là et 15 minutes pour en redescendre !

 

Arrivée en bas, nous sommes dans un coin paumé, comment fait-on ? Après de lentes explications en chinois, nous prenons le bus public (2Y) pour la station de bus de HuaShan, de là le taxi jusqu'au départ des bus pour Xi'An (environ 10Y). Le chauffeur de taxi, nous montre le panneau des bus et reste avec nous. Il est adorable et veut attendre pour nous indiquer le bon bus. On en est presque sceptique. Que veut-il ? Qu'espère-t-il ? On est devenu méfiant à force d'avoir des chinois qui veulent rouler les touristes, on en oublie qu'il y en a des adorables. Celui-ci voulait juste aider et probablement aussi par curiosité, parler avec des étrangers ! Pour 30Y, nous rejoignons Xi'An, Et dans ce bus empli de chinois, en regardant les montagnes à travers la vitre, il y a comme un sentiment de nostalgie. Il faut dire au revoir à ces merveilleuses montagnes, c'est comme une page qui se tourne, une aventure se termine et c'est un peu triste. On est triste et heureux, comme un bon livre qu'on ferme, un livre dont on n'attendait la fin depuis longtemps, on est heureux de la manière dont ça se termine mais en même temps on aurait voulu que ça ne s'arrête pas, pas tout de suite en tout cas. La route du retour n'a pas le même goût qu'à l'aller. Les images sont plus lentes et je voudrais garder chaque paysage, chaque visage, chaque regard que je croise, gravés dans ma mémoire. 

Arrivée à Xi'An, devinez notre 1ère préoccupation? Négocier à l'hôtel pour pouvoir prendre une douche (hé oui nous repartons dès ce soir dans le train de nuit pour GuangYuan, donc pas de douche). Nous payons chacun 5Y pour douche chaude à volonté! hummm... C'est plutôt drôle, comme nous n'avons pas de chambre, nos affaires sont toutes étalées dans le couloir. Jim Beam le patron vient nous saluer. Après cette douche bien méritée, nous partons pour un bon dîner et un dernier au revoir à la jolie ville de Xi'An. Le voyage se passe pour l'instant comme prévu. Nous prenons le train pour GuangYuan à 22h. Le train est beaucoup moins bien que celui que nous avions eu de Pékin. Les couchettes sont beaucoup plus petites (une fois nos sacs posés, il ne nous reste que la moitié de la place pour nous). Le wagon est aussi beaucoup moins calme et jusqu'à au moins 2h du matin, nous entendons jouer aux cartes, miser des grandes sommes, se racler la gorge et cracher ! Les toilettes à la turque laissent à désirer et la chef caporal de wagon nous fait peur! Elle gueule en chinois et pour nous misérables étrangers ne comprenant rien, on a droit à une deuxième version, accélérée et hurlée! Enfin nous choisissons d'en rigoler ! Au dodo elle a dit la caporal !

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Mercredi 14 février 2007

Aujourd'hui départ pour Hua'Shan (华山) ! Espérons qu'il y ait moins de brouillard sinon on risque de ne pas même voir où l'on pose nos pieds! A 120km à l'est de Xi'An, les pics de granit du massif du HuaShan, hauts de 2200m, dominent les plaines du Nord. C'est l'une des 5 montagnes sacrées de Chine.

De Xi'An, nous partons direction la gare pour trouver le bus dont parle le Lonely Planet… Bilan : impossible à trouver ! Nous marchons de long en large le long de la gare, demandons à une demi douzaine de gens. La moitié nous répond qu'il y en a un mais ne savent pas où, l'autre moitié nous dit ' 没有 !' (Il n'y en a pas !). Bien sûr, entre temps, nous croisons quantité de gens qui nous proposent de nous emmener, mais peut-on leur faire confiance ? Nous avons toujours 2 gars collés à nos basques, (et toujours pas de bus pour HuaShan à l'horizon…), l'un grand, l'autre gros, blousons de cuirs noirs… qui nous proposent (séparément) de nous emmener pour 40Y (le guide disait 20Y environ mais bon…). Après mûres réflexions, on leur dit qu'on veut voir l'état de leur bus avant. 'OK'. Ils disent qu'il y aura 1h15 de trajet alors que le Lonely parle de 2h en gros bus et sans arrêt… 'Houla…' Ils nous emmènent donc à pied à travers les ruelles de Xi'An pour voir leur bus, qui apparemment se trouvent au même endroit alors qu'ils nous ont dit ne pas se connaître quelques minutes auparavant… On marche. On marche. On marche. Bizarre Bizarre… Dernière minute, ils nous font courir et monter dans un minibus en nous redisant 'HuaShan 40Y, ok ?!' Après 10 min, on découvre un énorme bus rempli de chinois qui apparemment nous attendent… A peine le temps de grimper, le bus part et une fille vient nous demander 40Y. Il est probable que les chinois de notre bus payent 20Y et les autres 20Y vont à nos chers 'amis' de la gare ! Eux ont dû se mettre d'accord pour partager ou peut être font-ils parti du même business ! Enfin nous voilà en bus pour HuaShan, c'est déjà ça !

C'est vraiment captivant de voyager en bus, on peut facilement observer les paysages et les gens. A Xi'An, nous avons croisé une famille allant à un enterrement, ils pleuraient, étaient habillés en sombre et les membres de la famille avaient un grand bandeau blanc autour de la tête ! Ils faisaient exploser des mitrailles de pétards dans un nuage de fumée. Ca faisait un bruit terrible pourtant ce souvenir dans ma tête est marqué d'un silence glacé…

A Xi'An, les hommes portent une drôle de barbe… ils ont une sorte de bandeau pour que les oreilles et la barbichette ne prennent pas froid. Ca s'accroche à une oreille passe par la barbe et s'accroche à l'autre oreille. Je suppose que ça doit un peu tirer les oreilles mais au moins ça tient chaud ;)

 

Le bus nous dépose à HuaShan village (400m d'altitude), les chinois du bus eux continuent car ils prennent le téléphérique… apparemment ils n'aiment pas beaucoup l'idée de marcher ! Héhé nous sommes des warriors, nous allons tout faire à pied ! L'entrée prix étudiante est de 40Y au lieu de 100Y, bargain ! Nous commençons la grimpette. HuaShan nous voilà ! Le Lonely Planet dit que les 4 premiers km sont comme une promenade de santé, nous débutons donc gaiement sur le chemin, 'gambadillonant', musardant, observant tout partout chaque détail… Sur notre gauche un ruisseau glougloute dans une eau limpide, tout autour de nous, nous avons un point de vue magnifique sur les montagnes environnantes. Tout en granit avec des formes très particulières comme sur beaucoup de calligraphies chinoises avec les arbres plantés sur les arrêtes rocheuses… De temps à autres sur les parois et rochers on peut voir des poèmes écrits en chinois. La végétation est plutôt luxuriante surtout pour un mois de janvier et nous sommes seuls sur le chemin. On est au calme ; cette atmosphère nous a tout de suite marqué, comme si nous l'attendions depuis longtemps : le silence. N'entendre que la nature : l'eau, le vent, les animaux, les oiseaux (enfin des pépiements d'oiseaux ! c'est tellement rare à Pékin !). HuaShan, c'est donc la nature (plus nous !) et bien sûr comme on est en Chine, il y a bien sur… un boui-boui après chaque difficulté avec un commerçant nous disant ' 休息! 休息!' (reposez-vous !) en nous proposant: nouilles, cookies, redbull !... Ne nous arrêtons pas si vite, continuons la marche… celle-ci se fait de plus en plus ardus et pentus… fatigant ! On sent les muscles qui commencent à chauffer…

Au bout de 4km à cette allure, nous fatiguons mais sommes néanmoins 'frais et roses', pimpants, prêts à chanter… mais nous arrivons à un autre genre de grimpette : les MARCHES ! Des marches, des marches et des marches : les muscles des cuisses qui chauffent ! Cette fois fini la promenade de santé, c'est vraiment éreintant et nous avançons à une allure d'escargots… la montagne à l'air vraiment très haute… et on commence à se demander comment des gens ont pu construire autant de marches !

Les commerçants sont peu nombreux. Ils sont bien sur commerçants et chinois donc avides d'argent mais malgré tout très sympathiques. On sent la bonté derrière leurs visages et leurs mains usées par le froid et le temps. C'est vraiment dur d'imaginer qu'ils vivent là : on peut voir à l'arrière de leur boutique leur espace à eux, leurs lits, c'est vraiment impressionnant : il n'y a pas d'eau courante, le chemin est rude, il fait froid… Ca ne doit pas être une vie facile pourtant ils ont tous l'air plutôt serein, content de parler avec leurs voisins du haut ou du bas et aux quelques étrangers qui passent. Ils gardent une santé de fer, certains de ses commerçants ont au moins 60 ans… et nous osons suer et 'cramper' sur ces marches taillées dans le roc, celles là même qu'ils empruntent probablement tous les jours !

Certains passages deviennent vraiment difficiles et abruptes par endroit, ce ne sont plus des marches mais des échelles taillées dans le roc. Pour grimper, il faut se tenir à deux mains sur les chaînes en aciers sur les côtés. Ces passages portent des noms idylliques tel que Heavenly Ladder, ou Ladder Clouds… Après avoir effectué l'un de ces passages exténuant, nous faisons une pause et voyons passer 2 chinois habitant les lieux, un bâton sur les épaules et 2 énormes sacs pendants à chaque extrémité, c'est inimaginable !

Grimper toutes ces marches est exténuant mais dès que l'on s'arrête plus de 5 minutes, le froid nous mord de ses belles dents bien blanches ! Aglagla, le meilleur moyen est encore de ne pas s'arrêter, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. On sent l'altitude qui augmente et l'on s'essouffle plus facilement ! On ne peut pas éviter quelques pauses frigorifiques… Kim a les jambes qui tremblent… Heureusement aussi le paysage est superbe. Il y a souvent de petits temples, des ponts, des symboles de yin et yang (nous sommes sur une montagne sacrée taoïste).   Dans les pans abruptes nous entourant, il y a aussi très souvent des grandes écritures chinoises, des sculptures, des 'chemins' (plutôt des trous taillés dans le granit) menant à des grottes. Le long du chemin, il y a quelques explications en anglais et en chinois sur les lieux que nous croisons, les sages et ermites y ayant vécus…

 

Par endroits, les pentes sont tellement abruptes et escarpées qu'un mauvais pas suffirait à nous faire rouler jusqu'en bas ! Nous multiplions les pauses cookies pour nous donner de l'énergie et éviter les jambes qui tremblent. Pourtant il nous faut accélérer, le soleil se couche aux environs de 18h dans ses montagnes et il ne ferait pas bon devoir grimper de nuit… Enfin nous arrivons au pic Nord (1615m d'altitude) qui marque la moitié de notre randonnée ! Le paysage est magnifique avec une vue sur le village de HuaShan tout petit… On peut admirer les pics environnants. Le long de la CangLong Feng (crête du Dragon vert) qui relie le pic nord aux autres pics, le sentier se découpe sur une étroite crête rocheuse dominant des à-pic vertigineux. La montagne a des formes curieuses, sculptées par le vent, par moment arrondies, par endroit comme coupées à la hache ! Des maisons, boutiques, temples sont construits, comme posés, sur l'arrête de la montagne… C'est superbe !

 

Nous continuons notre grimpée 'céleste'… Des parties abruptes se succèdent, il faut se tenir aux chaînes pour pouvoir grimper sur des échelles de granit. Il y a un passage près d'un temple pour emprunter une volée de marche, plus grandes les unes que les autres et qui tendent vers le ciel.

                                       

A ce moment là, nous n'en pouvons plus et nous montons plus par automatisme qu'autre chose… et une et deux, pied gauche, pied droit… la fatigue se lit sur nos visages et sur notre manière de marcher. Nous sommes bien loin du départ, ou nous gambadions et chantions ! Nous croisons des chinois qui pensent nous faire plaisir en nous annonçant que depuis le pic nord nous avons fait la moitié pour atteindre l'hôtel (il faut dire qu'ils sont montés en périphérique…) Sur le bas côté il y a maintenant de la neige. Nous arrivons à la porte aux clés que nous espérions depuis un bon moment… Près de cette porte (semblable à un arc de triomphe) sont accrochés un peu partout des rubans rouges et des milliers de cadenas… La tradition veut que arrivé à cet endroit on attache un cadenas et l'on offre la clé à la montagne. Nous ne savons pas très bien si ça nous porte-bonheur ou quoi, et si c'est vraiment une tradition ou un attrape touristes mais nous avons pris bien soin d'acheter nos cadenas et de les faire graver à nos noms chinois… Le cadre est formidable, nous sommes seuls au milieu des montagnes, il y a un peu de brouillard mais aussi une merveilleuse vue sur les montagnes environnantes.

Allez il faut reprendre la marche… L'eau que nous portons dans nos sacs à dos commence à geler dans les bouteilles ! Et dire que l'on paie l'été pour avoir des granités, et bien là c'est gratuit ! Sauf qu'en Chine, les gens préfèrent boire de l'eau chaude, et nous aussi nous y sommes fait ! Comme quoi on n'est jamais content ! Il ne faut plus qu'on s'arrête pourtant on n'en peut plus, c'est à se demander comment l'on tient sur nos jambes…

                                     

Parfois, les paroies sont tellement raides qu'il faut s'aider d'une chaine pour monter. On lache et c'est une chute de 10 mètres assurée.

 Peu à peu, le chemin s'élargit et devient plus plat et oh miracle ! Au détour du chemin nous découvrons l'hôtel ! Nous sommes trop fatigués pour pouvoir sauter de joie mais le cœur y est ! Nous sommes donc maintenant à 2100m d'altitude en train de prendre notre chambre d'hôtel ! Que d'effort pour cela (6h30 de randonnée) ! Nous payons 100Y la nuit pour une chambre avec une superbe vue, et on peut même laisser la porte ouverte puisqu'il n'y a pas de chauffage, il fait environ -15°C dehors comme dedans ! Pas de salle de bain ou de toilettes. Nous demandons au patron où nous laver et il nous montre la grande thermos d'eau chaude qu'il vient d'apporter avec une bassine crasseuse posée près de là… Enfin pour en revenir à nos moutons, les toilettes sont quelque part en dehors de l'hôtel… seul luxe (qui explique probablement le prix) des couvertures chauffantes ! Quel bonheur ! Il fait un froid de canard. Tant qu'on marchait ça allait mais après s'être arrêté, le froid devient intolérable. On ne sent plus nos doigts de pieds, ni nos mains. Nous partons à la découverte des toilettes… elles sont à environ 15m de l'hôtel, il s'agit d'un grand trou. On est content d'être en hiver pour les odeurs… On y réfléchit à 2 fois avant d'y aller, et de mettre ses fesses à l'air, il y a de ces jours, où c'est bien pratique d'être un garçon !

Kimmy sur le 'trône chinois', photo sans trucage prise par Mayou et avec l'accord de Kimmy

Retour à la chambre, il n'y a rien à faire. 19h nous allons nous coucher. On se met en pyjama le plus vite possible enfin, si on peut parler de pyjama, pour ma part j'ai par-dessus mon pyjama, 1 jean, 1 sweater, 1 polaire, mon bonnet et écharpe et 2 paires de chaussettes… Vive la technique de l'oignon ! Heureusement, nous avons les couvertures chauffantes à la rescousse, enfin il nous a quand même fallu 2h pour réussir à nous réchauffer. Pendant la nuit, j'ai eu le courage ou plutôt l'obligation d'aller aux toilettes. Eclairée à la lampe torche, ça donne un petit air épique… ma seule peur, tomber dans l'énorme trou ! En rentrant, dans le noir pour ne pas réveiller les autres, je me sers un verre d'eau chaude et j'en fais probablement couler le long de la thermos sur la table… Je m'endors en pensant au levé de demain matin… L'apparition du soleil au dessus des montagnes, par-dessus les nuages… Réveil, 06h30…

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Mardi 13 février 2007

Ni hao ! Aujourd’hui la journée était encore bien remplie !

(Mais, tout d’abord je voulais parler de l’achat des billets de train pour rejoindre SongPan (松潘)… Le plus recommandé était de prendre le train de Xi’an (西安) pour ChengDu (成都) puis remonter vers le nord en bus (8h) pour SongPan mais cela nous aurait fait perdre 2 jours. Pour plus d’efficacité, nous voudrions prendre le train vendredi 12 de Xi’An à GuangYuan (广元) (11h de train) puis le bus (3h) de GuangYuan à JiuZhaiGou (九寨沟) (peut-être pourrions-nous visiter ce lieu au passage, c’est une réserve naturelle, avec lac turquoise & neiges éternelles… ?), puis  enfin un autre bus de JiuZhaiGou à SongPan. Notre plan paraît un peu compliqué mais il devrait nous permettre de gagner du temps… Nous sommes très fiers car nous sommes parvenus à nous faire comprendre sans problème par la guichetière et nous avons de beaux tickets flambants neufs pour rejoindre GuangYuan ! (Voir la carte pour bien comprendre notre trajet))

C’est toujours agréable de pouvoir s’exprimer un peu dans la langue des habitants et on peut déjà remarquer des différences de prononciation par rapport au PuTongHua (mandarin).

Ce matin, nous nous sommes octroyés le droit à une petite grasse matinée jusque 9h (raisonnable non ?) puis direction petit déjeuner au restaurant du coin… On peut déjà remarquer l’influence musulmane sur la nourriture, il y avait beaucoup de petits gâteaux desserts, très sucrées, certains au sésame et au miel… délicieux ! Nous n’avons pas beaucoup l’habitude de trouver cela à Pékin ! Après ce plantureux petit déjeuner, nous avons marché le long du rempart encerclant Xi’An (城墙), pour rejoindre le Temple des Huit Immortels (八仙安). Avec le brouillard ambiant, les rues quasi vides, l’atmosphère le long du rempart était très étrange, surréelle… On aurait pu y tourner un film peut-être avec seulement le son tamisé de nos pas… Les murs du rempart forment un rectangle de 14km de pourtour et 12m de haut. Une tour de guet domine chacun des 4 coins et des tours de défense ponctuent le sommet des remparts.

Les cartes du Lonely Planet étant ce qu’elles sont (no comment !) nous avons pas mal tourné, viré et tourné encore pour rejoindre le temple. Nous avons notamment traversé une ancienne allée emplie de brocanteurs, très animée et très colorée, un vrai régal pour les yeux ! Le temple en lui-même était très intéressant mais assez convenu. Nous avons ensuite visité (20Y chacune) la Tour de la Cloche (钟楼) et la Tour du Tambour (鼓楼). Elles sont de constructions assez semblables. La Tour de la Cloche doit son nom à une grande cloche de fer qui rythmait les heures. Elle fut construite à la fin du XIVème siècle, puis rebâtie en 1739 sous les Qing.  Elle est directement construite au milieu d’un énorme rond-point (on pénètre dans la tour par un souterrain au nord du bâtiment). C’est aussi un contraste saisissant, de visiter un bâtiment d’époque et d’avoir une vue imprenable sur le centre-ville moderne de la ville. La Tour du Tambour est un peu plus modeste et marque également l’entrée du quartier musulman. Directement au nord du bâtiment, marchands et artisans s’activent dans BeiYaunMen, une rue restaurée qui permet d’observer des artistes et musiciens au travail. C’est un ensemble d’échoppes anciennes. Tout à l’air traditionnel et l’atmosphère y est magique. Nous y avons flâner un bon moment, à fouiner, observer… Les chinois accrochent un peu partout dans la rue de petites cages afin que leurs oiseaux prennent l’air. La rue est donc animée  par les vendeurs mais aussi par les chants des oiseaux, offrant une rue riante, joyeuse et agréable aux passants. En s’écartant de la rue principale, on entre dans un dédale de ruelles, bordées de vieilles maisons de briques crues, on passe devant des échoppes de bouchers, des fabriques d’huile de sésame et de petites mosquées cachées derrière d’énormes portes de bois.

Après cela, nous avons rejoint la porte sud afin de grimper sur le rempart de Xi’An (20Y), l’atmosphère était toujours assez étrange du fait du brouillard ambiant et du fait que nous soyons quasiment seuls… C’est agréable de pouvoir admirer des coins de la ville vue de haut. Ce qui est aussi frappant par endroit c’est le contraste entre le neuf et l’ancien qui coexistent pourtant… Le rempart ressemble un peu à la grande muraille, en plus large et mieux restaurée. Nous avons ensuite rejoint la Grande Pagode (大雁塔). Il était 18h et toutes les lumières de la ville se sont allumées d’un coup. Une chose est sûr les responsables de la ville ont beaucoup misé sur cet effet car tous les coins sont éclairés, y compris le rempart, les rues, les monuments… C’était du plus bel effet malheureusement nous n’avons pas pu visité la pagode qui fermait à 17h30 ! Peut-être en rentrant de HuaShan (华山) si nous avons le temps !

En tout cas, nous avons beaucoup apprécié la ville de Xi’An ; une ville de contrastes, plus petite que Pékin mais plus humaine aussi.

 

Ce soir, nous avons eu une mauvaise surprise… Nous sommes rentrés dans un minuscule restaurant de quartier et on nous a servi directement, sans nous demander ce que nous voulions… Un plateau de riz, légume un peu de viandes, le tout très épicé… très difficile à manger ! Comme tout le monde mangeait cela dans le restaurant, nous avons obtempéré. Au moment de partir, nous demandons le prix et voyons la petite serveuse chinoise en négociation avec se collègue, ‘combien je leur dis ?’ ! Elle nous sort un prix exorbitant, après tout les touristes sont fait pour être pigeonné non ?! Nous refusons de payer ce prix et demandons à d’autres clients combien ils paient… Au final nous nous en sortons en posant sur la table le prix exact et partons… Ces petites pratiques feront l’objet d’un post un peu plus tard : L’Occidental dit ‘le pigeon’…

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Lundi 12 février 2007

Bercés par les mouvements du train ; 7heures, une musique chinoise calme et posée se met en route durant 5 minutes puis toutes les lumières se rallument d’un coup… Sympathique comme réveil ! Arrivés vers 9h, plantés au milieu de la place tels des touristes étrangers perdus, nous nous faisons directement accoster par des dizaines de rabatteurs nous vendant du mieux qu’ils peuvent les services des hôtels pour lesquels ils ‘travaillent’. C’est un peu difficile de prendre des décisions dans ces conditions et ils misent sur cette faiblesse pour se montrer très insistant et parfois très efficace. Nous trouvons finalement un rabatteur pour l’hôtel où nous avions prévu d’aller : le LuDao (45Y le lit en dortoir, eau chaude garantie ! - NO.80 West 8th Street, Xi'an -). Dès nos affaires déposées, nous partons à la recherche d’un bon petit déjeuner, nous optons pour du chinois et sommes servis ! Etrange soupe fumante de nouilles avec viandes, champignons et objets flottants non identifiés… Ça n’a pas l’air spécialement ragoûtant mais c’est revigorant ! C’est même bon accompagné de mantou (满头) (petits pains chinois) à tremper… et au moins ça cale pour un moment !