Dilemme Chinois...

Publié le par Mayou & Neric

Et oui, les chinois sont de plus en plus nombreux, et pourtant les sols, trottoirs, rues, immeubles, restent largement très propres. Le métro est impeccable, pas un seul graffiti, pas un seul papier ou détritus sur les voies. Ceci pose le dilemme au fait que nous soyons dans l’un des pays les plus pollués du monde…On sent ici la pollution comme si on avait le nez fourré derrière le pot d’échappement d’un 36 tonnes. Pourquoi tant de pollution, est-ce dû à un problème de mentalité ? De progression économique exponentielle insatiable (on avance, on avance, on a plus assez d’essence pour aller dans l’autre sens…) ? Tant de respect dans un monde si embrumé, il y a comme un problème…

Peut-être avez-vous des idées, je sèche sur cette question. En tous cas, voici la tête d’une station de métro, et elles se ressemblent toutes… Aucun relent d’urine provenant des courants d’air, aucun papier par terre, aucune crainte de se faire agresser…

Pauvre de nous... "La qualité de l’air en Chine est très problématique, en particulier dans les grandes villes comme Pékin et Shanghai. La Banque mondiale recense 16 villes chinoises sur la liste des 50 villes les plus polluées au monde. En cause, non seulement le recours généralisé aux centrales électriques au charbon, mais également l’augmentation massive du nombre de voitures particulières en circulation. À l’échelle planétaire, les courants atmosphériques transportent cette pollution vers l’Est, menaçant ainsi le bien-être des pays voisins de la Chine, l’Amérique du Nord et même l’Europe. Avec les quelque 130 millions de véhicules prévus sur les routes chinoises d’ici 2030, les émissions de dioxyde de carbone montent également en flèche. La Chine, qui a ratifié le Protocole de Kyoto comme l’Union européenne, est déjà responsable de 14 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (Communautés européennes, 2005)."

Publié dans Vie quotidienne

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JS 16/10/2006 07:02

Je dirai qu'il y a beaucoup d'endroits propres (métros, centres commerciaux...) mais tout autant qui ne le sont pas car une grande partie de la propreté vient du personnel qui s'évertue à ramasser ce que d'autres jettent quelques minutes plut tot.Encore il y a pas longtemps lors d'un voyage à la campagne je demandais à des amis chinois pourquoi ils jettaient tout sur le bord de la route : "c'est la campagne il n'y a pas de poubelles alors il y a des gens chargés de ramasser"... le pire c'est que beaucoup pensent comme ça même en ville.

Neric 13/10/2006 02:45

Pas de méchanceté, pas de gentillesse dans ces commentaires. Peut-être seulement le reflet d'une réalité. J'aime la Chine et je l'aime de plus en plus avec ou sans... :-)

frédo 12/10/2006 21:58

Pas forcéments très sympas, les commentaires sur les chinois...En tous cas, une superbe photo de métro. Merci de répondre si vite aux demandes de vos téléwebtateurs...

Neric 11/10/2006 16:05

Il faut en effet, je pense, du travail pour tous, alors tout le panel de tâches, que ce soit de ramasser les bouteilles en plastique bleu, où récurer les toilettes, est complet et utilisé par toutes ces petites mains. Toutes les semaines, nous voyons bien une quinzaine de chinoises brosser et nettoyer le béton de la route devant notre immeuble, ou encore frotter et lustrer la fontaine du centre de la place... Cela ne sert pas à grand chose, mais la paye tombe, aussi 'fine' soit-elle... Et on en revient au coup dérisoire de la main d'oeuvre...

 

Jojo, pour ta question, non, nous n'avons pas encore sorti les masques car le temps le permet, nous croisons de temps en temps quelques chinois avec un masque mais c'est très rare. Je pense que les masques vont débarquer lorsque les tempêtes de sable vont se faire présentes. Les tempêtes portent de nombreuses particules très nocives pour la santé humaine, et le seuil est proche de 10X supérieur à ce que l'on peut avoir en plein centre de Paris... La photo sera de rigueur, et le masque pratiquement obligatoire pour nous...

 

Il est vrai que lorsque nous sortons des 'gros et grands' sites "touristiques", nous retombons dans
la Chine
plus 'profonde' où je me surprends à dire "Ah, nous voilà enfin en Chine"... De la poussière, de la saleté, les poules au milieu de la rue, les maisons délabrées, les gens qui nous regardent comme si nous étions des extraterrestres, le linge qui sèche su les fils électriques dehors ou encore un groupe de papys jouant au ma-jong... C'est la réalité de la rue juste en face de nos immeubles tout neufs et tout beaux, il y a à peine 150 mètres pour changer de 'monde'...

 

A t-on finalement une Chine à deux vitesses ?...

Sylvain 10/10/2006 13:20

Pour moi, la réponse est simple : le coût dérisoire de la main-d'oeuve. Accessoirement, quand on se promène hors des grandes avenues, hors du métro, de Chaoyang, de Sanlitun, etc, et qu'on se promène dans les ruelles, la saleté, la puanteur reviennent souvent...