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Images aléatoires

Vendredi 7 mars 2008

La région du 云南 (Yunnan) est très connue à travers la Chine pour ses multiples richesses, que ce soit sur le plan culturel qu’au niveau des paysages. Il est vrai qu’il y a bien longtemps que j’aurais dû mettre en ligne cet article, car le voyage à tout de même été fait il y à plus d’un an. Mais lorsque l’on veut graver la marque d’un site aussi exceptionnel que celui que je vais vous décrire, qu’est ce qu’une année ? Franchement…

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Alors, que sont les gorges du saut du Tigre ? Ces gorges sont parmi les plus profondes et impressionnantes que peut posséder la Chine. Des falaises à pic de plusieurs centaines de mètres (3900mètres entre rivière et sommet) donnant sur un fleuve à sa naissance qui n’est autre que le Yangtse, un des plus long fleuve de Chine. A une centaines de kilomètres au nord du magnifique petit village (ville ?) de Lijiang, nous nous dirigeons, Martin, Mayou et moi-même sur un trek de deux jours qui va nous apporter quelques belles surprises. (Kim est restée sur Lijiang, épuisée par nos escapades des semaines passées) Il est très facile de se rendre à l’entrée des gorges, souvent les hôtels s’en occupent avec des minibus ou voitures pour pas trop cher (100Y par tête). Demandez au chauffeur si vous vous rendez bien à Qiaotou, début du trekking. Je ne vous cache pas qu’à la belle saison, les chemins risquent d’être un peu encombrés par les nombreux touristes et laowai venant faire leur petite promenade. A partir de Qiaotou, un bon conseil donc, partir en fusée sur les quelques premiers kilomètres et surtout ne pas s’arrêter à la première auberge (Naxi family), histoire de gagner du temps sur les premiers touristes qui vont s’arrêter manger ou boire un coup. Il faut savoir qu’il y a une petite dizaine d’auberges tout au long du trekking et que vous ne manquerez donc de rien le long de votre chemin. (Attention tout de même aux arnaques à la bouteille d’eau…) En ce qui nous concerne, on est en plein milieu du mois de Janvier, on ne sera pas embêté, ni par les moustiques, ni par les dormants. 

Le début du trek est assez difficile avec de belles pentes et dénivelés à grimper. En tout, nous avons fait environ 40km en une journée et demie avec en récompense, de superbes paysages et souvenirs plein la tête. On traverse des forêts, des bois, petits villages accrochés aux falaises ou encore cascades naturelles nous barrant le chemin. On est totalement submergé par la nature sauvage qui pourrait sans doute devenir dangereuse par mauvais temps. (J’ai entendu parlé de quelques morts par accidents sur le chemin…) Revenons-en à la légende, pourquoi ‘les gorges du saut du tigre’ ? Et bien selon cette légende donc, un tigre, en tentant d’échapper à un chasseur a emprunté l’unique passage le plus étroit que peut offrir le Yangtse en sautant sur un immense rocher pour rejoindre l’autre rive. Il a ainsi donné, en sauvant sa peau, son ‘nom’ à ces gorges.

 

L’auberge ‘Half-way’ comme son nom l’indique marque la moitié du chemin et un très bon endroit pour y passer la nuit. Cependant, nous avons préféré continuer encore un peu. Par contre, les auberges d’après, sont loin… très loin… Surtout quand la nuit tombe… Peut-être deux heures de marche lorsque il fait jour. Par contre, de nuit, (et en hiver dieu sait qu’elle tombe vite…) avec deux lampes torches pour trois (merci Martin…), nous avons cru que nous n’arriverions jamais… Nous sommes finalement arrivés après 30km dans les jambes à l’auberge Tina’s avec superbe chambre, bonne douche et bon dîner pour calmer la journée… Enfin le lendemain, nous avons marché encore une petite dizaine de kilomètres pour nous rendre à la ville de Daju pour prendre l’unique bus (attention !) de 13h30 pour Lijiang… Ouf ! Nous voilà avec une superbe marche et pour moi, l’un des plus beaux endroits que j’ai vu en Chine… Si vous passez par là et que vous vous sentez en forme physique suffisante, à ne surtout pas manquer ! Je vous laisse avec ces quelques photos…

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Le passeur du fleuve... Avec le bétail et les habitants, typique !

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Le bus de retour sur Lijiang, trois heures de calvaire...

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Lundi 19 mars 2007

Et nous voilà partis, tchoo tchoo fait le train et qui plus est pendant 18h… Oui on a effectivement le temps de dormir, lire, écrire… et c’est là que l’on est bien content d’avoir pris des billets en couchettes souples ! C’est confortable, on peut fermer notre petit compartiment et rester entre nous si on le souhaite ! Presque mieux qu’un hôtel, il ne nous manque que la douche ! Nous arrivons au petit matin à KunMing… Et nous restons très sceptiques… Cette grande ville, ne nous inspire pas mais alors pas du tout ! Après avoir traîné longtemps dans la rue principale, pour trouver un petit déjeuner qui fait envie (on cherche encore…), nous partons directement réserver nos billets de bus couchette pour ce soir, nous nous dirigeons vers Dali (nous y parviendrons à 5h du matin !!)

 Les fleurs sont contentes... Nous sommes vraiment arrivés dans le sud !

Nous partons ensuite en vue des deux pagodes de KunMing, la Xisi Ta (西寺塔 2Y l’entrée) et la Dongsi Ta (东寺塔). Nous commençons par le Dongsi Ta (pagode de l’est), qui fut détruite par un séisme, d’après les autorités chinoises, ou lors de la révolte musulmane selon les Occidentaux. Elle fut reconstruite au XIXème siècle et ne nous a guère enchanté. La pagode de l’ouest est située dans un quartier un peu plus animé. Nous nous y sommes dirigés dans un pas devenu légèrement morose et en sommes revenus plutôt contents. Il y a avait là quelques personnes âgées en train de jouer au mah-jong et un vieux monsieur en pleine session de tai-chi-chuan. Des rosiers et autres plantes étaient en fleurs. Nous avons décidé de se ballader au hasard dans ce quartier : des rues commerçantes animées, des personnes âgées observant les gens sur le pas de leur porte, des vendeurs de toutes sortes : fruits et légumes, produits artisanaux, marchés en général…. Nous nous sommes un peu perdus dans ces rues, pour finir dans le quartier musulman avec une bonne odeur de brochettes.

Encore une boucherie en pleine rue ! Vous croyez qu'elles passeraient aux contrôles d'hygiène français ? =)

Sur notre route, nous croisons… un Carrefour ! Et les vieux démons nous reprennent… alors nous vient une idée des plus intéressantes… Et si nous partions faire un pique-nique au parc du Lac Vert. Nous achetons donc au Carrefour, deux baguettes, du camembert, du gouda (nos amis hollandais oblige), et une petite bouteille de vin blanc ! Nous nous réfugions donc au Parc du Lac Vert (Cuihu Gongyuan 翠湖公园, 2Y l’entrée). Des milliers d’oiseaux survolent le lac et le spectacle est magnifique ! Nous apprenons que ce lac est très connu pour ses oiseaux qui au cours de leur migration passent toujours par ici. Nous nous trouvons un petit coin à l’abri (on profite du soleil et du lac mais sans les oiseaux pour nous attaquer) et entamons notre pique nique de luxe ! Que demander de plus ! Nous restons un peu plus longtemps, le temps pour certains de savourer une petite sieste (devinez qui !), pour d’autres d’avancer dans leur lecture… On fait tomber les manteaux et les pulls et laisse (au grand désarroi des chinois) notre peau prendre le soleil ! Après avoir tant lutté contre le froid, nous nous sentons enfin maintenant dans le Sud, réchauffés, le sourire aux lèvres. Nous partons en exploration, les enfants jouent à des tas de jeux, les familles sont sur des pédalos colorés, les marchands s’adonnent à leur passion favorite, on se croirait vraiment en été, nous nous prenons au jeu, on est bien ici!

 

Repos au bord du lac, autant du côté chinois...

... qu'Européen.

Enfin repus, sereins et relaxés, nous partons en direction du Temple Yuantong (Yuantong Si 圆通寺). Ce temple bouddhique est merveilleux. C’est le plus grand complexe bouddhique de KunMing et le rendez-vous des pèlerins. Vieux de plus de 1000 ans, il a été maintes fois restauré. De l’entrée à la salle principale, abondent les bonzaïs et les fleurs en pot. La grande cour s’agrémente d’un large bassin, traversé de passerelles et de ponts. Un pavillon octogonal occupe le centre du bassin. Une nouvelle salle se situe à l’arrière du temple, où se niche une statue de Sakyamuni (nom donné à Bouddha par ses disciples) offerte par le roi de Thaïlande. Nous tombons sincèrement amoureux de ce temple. Le beau temps aide certainement mais surtout l’architecture est très recherchée et l’ensemble offre une vision paradisiaque. Une bulle de temps hors de la grosse ville, où il fait bon se promener, observer, et méditer. A l’arrière, un joli temple à l’architecture originale et un jardin de statues… Si vous passez par KunMing, ce temple est LE temple qu’il faut visiter, un mélange d’architecture et de couleurs qui ne laissent personne indifférent.

Magnifique mélange de d'architectures et de couleurs, à la chinoise ! (Non, ne cherchez pas les couleurs sur la première photo...)

 

Nous partons ensuite en direction du musée de la province du Yunnan (Yunnan Sheng Bowuguan, 5Y l’entrée). Ce musée est divisé en trois sections, les artefacts Dian retrouvés, d’anciens objets d’art bouddhiste ainsi que des peintures et calligraphies et enfin une section ‘trésor’ avec les pièces les plus précieuses du musée. Aucun de nous n’est vraiment motivé pour visiter les musées mais celui-ci nous a tout de suite tapé dans l’œil, si l’on peut dire. Facile à suivre, on ne s’y ennuie pas le moins du monde. Une collection impressionnante d’anciens bronze et d’objets Dian sont présentés. Les Dian, c’est une civilisation que l’on disait mythique pourtant des archéologues l’ont retrouvée. Ils vivaient environ 500 ans avant Jésus Christ, d’une population non han. En lisant, tout ce qui a été retrouvé, les cultes, religion, mœurs de cette population mais surtout leurs objets d’art, on a peine à croire qu’elle soit si ancienne. La partie calligraphies et peintures est plus difficile d’accès puisque rien n’est traduit en anglais mais la partie ‘trésors’ nous a également happé. Des objets d’art et d’or, anciens, finement ciselés et brillants de mille feux…

Coucou !

 

Symbole religieux que nous retrouvons partout en Chine, petit topo prévu un peu plus tard sur ce signe qui ressemble étrangement à un autre.

 

Sur ce, nous repartons vite, vite pour trouver à dîner avant le départ du bus à 22h. Je vous raconterai cela demain…

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Dimanche 18 mars 2007

C’est aujourd’hui que nous devions partir pour Kunming mais comme vous le savez, notre voyage a été retardé d’une journée. Nous en profitons donc pour partir visiter un village traditionnel (100Y, réservation dans l’Holly’s Hostel). Il s’agit d’un village qui a été complètement restauré avec l’argent du gouvernement. En échange, les touristes doivent payer un droit d’entrée dans le village… afin de pouvoir l’admirer bien entendu ! Aux premiers abords, nous sommes très déçus. Aux dires de l’hôtel, nous allions nous trouver sans touriste dans un village typique de la Chine ancienne. En réalité, il s’agit vraiment d’un piège à touristes. Plus personnes n’habitent réellement ce village, les habitants des contrées voisines viennent simplement chaque jour tenir les boutiques et essayer de faire le plus d’argent possible en arnaquant le touriste moyen.

Nous croisons, une jeune fille chinoise avec qui nous avions fait connaissance à Songpan. Elle travaille dans le village le week-end ! Que le monde est petit ! Malgré cela, il est vrai que le village est mignon, en vieille pierre. Il abrite également un temple très charmant à visiter. Nous commençons à explorer les recoins pour arriver à un panneau ‘Interdit aux touristes’. Alors nous décidons d’un commun accord que nous ne sommes pas du tout des touristes ! Tout au moins des explorateurs, non ?! Le village dispose donc de ses ‘limites’ à touristes pour en quelques sortes les ‘parquer’ dans leur petit univers de consommation touristique. Nous ne sommes pas des touristes avons-nous dit ! Et bien, allons voir plus loin !

 

A partir de ce point là, tout devient bien plus intéressant. Il y a alors de la vie, de la vraie pas une pièce de théâtre pour touristes. Nous arrivons sur un marché, des étalages partout ! Tout est installé par ‘quartiers’ : d’un côté, les habits, d’un autre la poissonnerie avec les poissons installés dans des bassines à même le sol. Le quartier de la boucherie est aussi très ‘sympathique’ à observer (qui est alors capable de reconnaître le morceau de rumsteck, de la bavette… ? mais ou est le steak haché et le poisson pané carré ?!).

Nous croisons même de la viande de chien, sans sa peau mais tout de même parfaitement reconnaissable ! Malheureusement, nous avons plutôt fuit et aucun de nous n’a eu le réflexe de prendre une photo ! Le quartier des épices est plus sûr et nettement plus agréable à regarder J pour ensuite arriver aux fruits et légumes, et plus loin aux cassettes de musique ! C’est agréable de voir tant de vie, d’observer les gens négocier, descendre leurs prix, acheter…. Les chinois pour porter leurs achats ont pour la plupart, une sorte de grand panier en osier accroché dans le dos. On voit ces drôles de sacs partout. Ils servent également à porter les enfants en bas âge.

 

Dans les environs, nous nous trouvons un petit marchand de jiaozi (dumpling) à qui nous achetons notre déjeuner. Kim (qui vient de s’acheter un nouveau manteau pour pas cher) donne à la femme du marchand son ancien manteau pour qu’ils en fassent cadeau à quelqu’un qui en aurait besoin… Ils ont l’air content. Reste à savoir si ils ne vont pas plutôt le revendre !

Nous rentrons à l’hôtel et nous préparons pour… la fête. Et oui comme notre train de demain est assez tard (13h), nous avons décidé que nous avions bien le droit à une soirée pour nous, pour profiter encore une dernière fois de ChengDu !

Nous commençons par aller dîner ‘européen’ chez Carol’s dans la rue de Jingli. C’est délicieux, pas très cher pour un menu occidental, et nous avons droit à de la musique rétro à souhait ! Nous suivons ensuite Kim avec sa bible (le Lonely Planet) mais encore une fois impossible de trouver le pub dont il parle. A défaut, nous optons pour le Shamrock (人民南路 415 (巴国布衣对面)), un pub irlandais très sympathique. L’ambiance est enfiévrée et nous nous octroyons même le droit à une Guinness pression (65Y, un véritable budget, mais quand on aime, on ne compte pas, paraît-il !). Le bar est essentiellement composé de blancs, des américains, des irlandais et des pièces rapportées ! Un groupe de rock, joue sur scène : les Red Water (www.redwater.com.cn) et l’on peut jouer au billard. Un peu plus tard dans la soirée, nous irons également danser ! Oups, n’oublions pas qu’il faut prendre le train demain… mais on a encore un peu de temps pour faire la fête… Bonne nuit !

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Vendredi 16 mars 2007

Comme vous avez pu le voir hier, Eric, Martin et Kim sont partis à Leshan voir le plus grand Bouddha du monde. Pour ma part, comme je suis déjà allée à Leshan auparavant, j'ai simplement choisi de passer un peu de temps à visiter la ville de Chengdu.

D'un point de vue extérieur et même si le quartier tibétain où est situé notre hôtel est charmant- j'avais toujours pensé que Chengdu était une grosse ville, trop moderne pour que je l'apprécie.

Après cette visite d'une journée, mon avis est définitivement modifié ! Ce jour-là, je suis partie très tôt. Mon premier objectif était de trouver le marché des herbes (médicinales et aromatiques). Sur mon chemin, j'ai croisé le parc Baihuatan et je n'ai pas pu m'empêcher d'entrer! Partout sur le parcours, de la musique, des gens, retraités pour la plupart, en train de faire du tai-chi-chuan, de la danse avec des éventails, de la danse de couple...

                                     

Dans les coins un peu plus sauvages, des chinois s'exerçant soit au saxophone, soit à des instruments traditionnels chinois. Il y a également un grand bassin où l'on peut louer des cannes à pêche et savourer le temps en espérant attraper quelques poissons pour le dîner ! Dans certains recoins du parc, on se croirait seul au monde, de petits ruisseaux glougloutent, des rochers marquent la voie et des herbes sauvages ont poussées. Ce parc m'a donc beaucoup ému, D'une part, du fait des gens adorables qui voulaient me faire danser ou autres, mais  aussi car le parc offrait une véritable invitation à la méditation et au repos.

Après ce charmant interlude, je suis repartie à la recherche du marché aux plantes (wukuaishi 五块石)… Les rues de Chengdu sont très animées, beaucoup de personnes circulent et vendent de tout ! J’entre dans une petite ruelle… on se croirait dans la vieille ville hormis un énorme building, avec grillages aux fenêtres (comme les cages que les chinois utilisent pour leurs oiseaux). Les chinois circulent à vélo et y achètent fruits et légumes…

Dans ce coin, on trouve de tout mais de marché aux plantes point du tout ! Ma carte n’est pas très précise et certaines personnes me disent d’aller dans l’avenue n°3, d’autres dans la n°11 et enfin le reste dans l’avenue n°5… Je décide de passer à un autre objectif… tant pis pour ce marché ! En route pour le Parc du Peuple (Renmin Gongyuan 人民公园). Il faut préciser que pour aujourd’hui, j’ai décidé de tout faire à pied… c’est sur ça prend plus de temps mais ça me permet aussi de voir beaucoup plus de cette ville et de saisir comment les gens y vivent. Pour cela, quoi de mieux que de se mêler aux habitants, de marcher avec la foule et d’observer tout ce qui se passe. Une amusant rencontre a eu lieu de cette manière d’ailleurs… sur le chemin pour le Parc du Peuple, un jeune homme m’arrête en me disant que j’ai l’air perdu… Il me dit, je vous ai déjà vu ce matin deux fois dans la même rue (hé oui, je cherchais toujours les fameuses avenue à numéro pour trouver le marché aux plantes). Il veut m’emmener sur sa mobylette pour le Parc du Peuple. Mais je lui dis que je préfère marcher !

Trêve de plaisanterie, il commence à faire faim ! J’achète quelques mantou chez un marchand. Celui-ci fait tout pour ignorer mon tour (les chinois sont au final bien pire que les français pour ce qui est de faire la queue et d’attendre son tour).  Une charmante grand-mère me prend en pitié et engueule le marchand pour qu’il respecte mon tour. Sur ce une idylle d’amitié se créée instantanément entre la grand-mère et moi. Elle m’emmène au Parc du peuple (par les raccourcis pour que je n’ai pas à payer les 2Y de l’entrée !J) et pendant le chemin me raconte toute sa vie. Il faut avouer que je n’ai pas compris un mot de ce qu’elle disait puisqu’elle m’a elle-même fait comprendre qu’elle ne parlait pas le putonghua (elle ne sait parler que le dialecte de la province du Sichuan pas la mandarin). De toute façon, je ne crois pas qu’elle comprenait un traître mot de ce que j’essayais de lui dire en chinois. Ca ne l’empêchait pas de papoter et papoter sans s’arrêter ! J.

Nous voici arrivé au Parc du peuple, la petit mamie me laisse pour son cours de Tai-chi-chuan… Le parc se compose d’une rocaille parsemée de bonsaïs, d’un terrain de jeux, pour enfants, de plusieurs bassins et du monument aux martyrs du Mouvement de protection du chemin de fer (1911). Cet obélisque orné d’aiguillages et de rails, commémore le soulèvement de la population contre les officiers qui avaient détourné l’argent levé pour la construction de la ligne Chengdu-Chongqing. Ce n’est pas la plus belle partie du parc… Les bassins, eux, sont comme de petits jardins, fermés du reste du par cet ils sont souvent à thème. Il y a par exemple le bassin avec les orchidées, ou on peut voir des pots d’orchidées partout, même suspendus dans les airs. Le bassin remplis de poissons rouge, tous plus gros les uns que les autres !  Et, devinez qui je croise, assis sur un banc… ce charmant garçon de tout à l’heure, celui qui disait que j’avais l’air perdu et qui voulait m’emmener en motocyclette ! Qui a dit que la Chine était grande J ! Il m’invite pour une tasse de thé dans une des plaisantes maisons de thé qu’abrite le parc ! Ici aussi, on assiste au cours de tai-chi-chuan, de danse de salon, et même de chant ! Il y a aussi quelques attractions pour les plus jeunes.

Les chinois lisent le journal dans la rue...

Grands et petits apprécient le cerf-volant... 

Après avoir visité le parc de bout en bout, je pars en direction du marché aux fleurs et aux oiseaux (Qingshiqiao Market 青石桥市场)… Erreur funeste de ma part ! Les plantes sont jolies, les oiseaux de même. On y vend même des céramiques et grands pots chinois, mais… on y vend aussi tous pleins d’animaux de compagnie. Et là, ça devient plus dur. Si j’avais pu je les aurais tous ramené, tous ces jolies petits chats et chiens en cage ! Certains sont trognons et ne valent rien, 10 yuans le petit chat (1 euros) !!!! Je finis par m’enfuir pour ne pas succomber. Près du grand Tianfu Square abritant une statue de Mao, un Carrefour va bientôt ouvrir… J’ai failli y aller, voir si je pourrais ramener quelque chose de bon aux autres…  mais non il est bel et bien fermé pour le moment… dommage (une bonne baguette, avec du jambon, du saucisson, ou du vin, on n’aurait pas dit non ! Alala, je vous jure on est pas français pour rien J).

Je pars direction du temple Wenshu (Wenshu Yuan 文殊院 5Y) cette fois. La rue dans laquelle se trouve le temple a été récemment restauré et ressemble aux rues traditionnelles, toutes en bois. Il y a énormément de boutiques et d’échoppes de toutes sortes. Pourtant, ces rues toutes refaites et donne un bizarre sentiment impersonnel. On prend plus de distances sur ce que l’on voit. La rue est devenue plus une rue à touriste qu’une curiosité en soi, où l’on aurait aimé plonger avec joie. On peut même voir, de jolies dames en tenues traditionnelles, enfermées dans une vitrine de boutique, comme dans une cage de verre, payées pour faire des tapisseries devant le flot de touristes, s’arrêtant comme devant des animaux de zoo. Il ne manquait que les cacahuètes !

!  Le temple Wenshu est un monastère qui date de la dynastie Tang et représente le lieu de culte bouddhiste le plus vaste et le mieux conservé de Chengdu. A l’origine connu sous le nom de temple Xinxiang, il fut rebaptisé du nom d’un moine qui y vécut à la fin du XVIIIème siècle.  Ce temple vaut vraiment le détour, l’architecture y est extrêmement soignée. Des bas-reliefs sont à admirer ainsi que les bâtiments et statues. Un peu partout sur les colonnes des temples, des graines ont été déposées et quantité d’oiseaux viennent picorer dans ce lieu qu’ils savent protecteur. Dans cette bulle hors la ville, seuls les pas des fidèles peuvent déranger.  Dans la partie habitée du temple, on passe au milieu des moines vaquant à leurs occupations. Les salles visitées servent vraiment à leurs rituels journaliers. En s’éloignant un peu, les jardins apparaissent, petits bassins, ponts et fontaines y sont présents ainsi que les quelques fidèles…

 

 

 

 

 

Vite, vite la nuit comment à tomber je vais être en retard ! Et oui, ce soir, nous assistons à l’opéra du Sichuan. Chengdu est en effet le berceau de l’opéra du Sichuan. Né voici deux siècles, ses caractéristiques principales sont les numéros comiques, les voix haut perchées, les rôles de travestis… Nous avons trouvé ce spectacle d’1h30 par l’intermédiaire de notre hôtel (90Y chacun). Le théâtre est en réalité, une des fameuses maisons de thé du temple Wuhou. Le spectacle nous a enthousiasmé, nous avons assisté à une représentation du Nao tai, musique traditionnelle de l’opéra sichuanais, composé de gong et drums. Puis, nous avons été époustouflé par la représentation d’ombres chinoises. L’ambiance était magique, au son d’une musique ensorcelante, nous avons assisté à la création de quantité d’animaux et de petites histoires poétiques entre ceux-ci. Nous avons ensuite pu admirer une caractéristique propre à l’opéra sichuanais qu’est la parodie ou comédie humoristique. Une femme essayait de punir son mari (ne s’investissant pas assez dans la vie familiale) et le mari tournait chacune de ses punitions au ridicule… L’acteur principal, en fait un clown acrobate, avait un charisme et des expressions faciales telles que point besoin de comprendre le chinois pour rire à gorge déployée. Nous avons également assisté aux performances de changement des masques (que vous avez pu voir dans la vidéo d’Eric). Parfois les poupées en plus de changer de couleurs de masques étaient également capables de cracher du feu ! Enfin, la représentation de marionnettes était tout aussi impressionnante. Le marionnettiste est présent sur scène et fait dansé sa marionnette comme si elle était réelle. Il ne cesse de nous impressionner par des numéros avec des mouchoirs, des fleurs… que la poupée rattrape, envoie, fait passer d’une main à l’autre… Mais maintenant il est temps de rentrer, le marchand de sable ne demande qu’à  passer et je pense que nous allons tous faire de beaux rêves, n’est-ce pas ? J

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Mercredi 7 mars 2007

Petite journée de visite à LeShan (乐山). Mayou nous ayant sauvagement lâché car elle a déjà visité LeShan il y a 2 ans avec ses parents, je me suis retrouvé avec les deux Hollandais à me tenir la main, ou peut-être bien le contraire…  Nous voilà donc prêts à 8heures du matin pour le trajet Chengdu-LeShan de plus ou moins 2 heures (Toutes les heures de 7.30am à 6.30pm pour Y31 de la station de bus Xinanmen de Chengdu). C’est bien trop facile, tout se déroule comme prévu, pas d’entourloupes de nos amis les chinois… Il va bien se passer quelque chose… Nous arrivons sur les coups de 11heures à la ville de LeShan et partons de suite à la recherche du fameux Bouddha ! Et oui, comme vous avez peut-être pu le voir sur la vidéo, le Grand Bouddha de Leshan, taillé dans la roche à flanc de colline, est avec ses 71 m de hauteur le plus grand de ce type au monde. Conjointement avec le mont Emei, il a été inscrit en 1996 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous sommes donc venus apprécier l’imposante stature qu’offre le plus grand Bouddha du monde !

Sculpté dans la falaise faisant face au point de rencontre de la rivière Dadu (Dadu He) et de la rivière Min (Min He), le Grand Bouddha (Da Fu), qualifié de plus grand Bouddha du monde s’élève à plus de 71 mètres. Ses oreilles ont une taille de 7mètres de long. Vous pourriez picniquer sur l’ongle de son gros orteil qui a lui seul mesure plus de 8.5 mètres.

La station de bus se trouve on ne sait où, et deuxièmement, nous ne savons pas vers où nous diriger et surtout si l’on peut faire confiance aux rabatteurs.  Apparemment, il y à deux stations de bus à LeiShan, nous sommes arrivés à la plus grosse (LeiShan Long Distance Bus Station) mais pas forcément la plus utile. Nous voulons aller au Docks pour pouvoir prendre le bateau et nous rendre au Grand Bouddha. C’est parti pour les négociations auprès des taxis. Un gars nous propose 50Y pour aller en centre-ville. Je lui sors un ‘你风了吗 ?’ ce qui dans notre langage de jeunes peut donner ‘Tu as fumé ou quoi ?’, les autres se marrent autour et enfin un chauffeur de taxi nous propose Y5, allez, c’est parti, on verra bien ou nous atterrirons. Nous arrivons au bord de la rivière, mais pas de Bouddha en vue, il est assez gros, il devrait se voir quand même ! On se dirige vers un guichet qui semble vendre des tickets de bateau pour aller voir le Grand Bouddha, et bien nous y voilà ! 50Y de moins dans la poche et nous voilà sur le bateau pour une folle et longue attente de 1h15…  Mais pourquoi on ne part pas ? Ah oui, on est 3 sur le bateau, ils doivent attendre d’autres touristes… Mais personne, on finit donc par partir, mais à notre plus grande surprise, on revient très vite, 20 minutes après… Et oui, notre tour de bateau n’était seulement que pour aller ‘voir’ le Grand Bouddha, pas y descendre… (Bah voilà, je savais bien que ça allait déconner…) Nous avons donc descendu la rivière en bateau, sommes passés devant le Bouddha, fait demi-tour, le bateau a stagné à contre-courant pendant 10 minutes et hop, retour au bercail, avec une petite vidéo et quelques photos en guise de souvenirs… Mouaih, nan, ça va pas passer, et je vois Kim qui commence à se crisper… Changement de plan.

>En Chinois à la petite caissière qui nous a vendu les billets de bateau < Mais nous vouloir aller Grand Bouddha, nous vouloir marcher dessus, nous pas vouloir bateau ! Nous vouloir marcher ! > Ahhh, bah il fallait le dire ! Prenez la ligne de bus 13 qui est sur les Docks, elle vous emmène directement au Grand Buddha. Nous devons évaluer le temps, car devons être rentré pour 19h maximum. Nous avons en effet réservé ce soir pour nous rendre à un spectacle à ChengDu. Ca devrait passer, on ne tardera pas… 1Y et nous voilà dans le bus ; à l’entrée, moitié prix pour les étudiants, tout de même 55Y.  Et là, Oh Surprise ! Il n y a pas que le Grand Bouddha à voir, mais un immense parc, juste derrière qui en vaut autant la peine ! (Lonely Planet à dû l’oublier celui-là…) Une végétation luxuriante, presque exotique, des cascades naturelles, des feuilles vertes nous font oublier que nous sommes toujours en hiver, d’immenses Bouddhas, allongés, assis, couchés, une grotte aux milles Bouddhas et une statue aux milles mains… Si on avait su, nous serions venus plus tôt…  (Vous avez pas mal de ces images dans la petite vidéo)

Nous arrivons enfin après une bonne heure de marche à la tête du Grand Bouddha, c’est vrai qu’il est grand… On se sent vraiment tout petit à côté.  Nous surplombons la ville de LeShan, avec ses grands buildings modernes, ainsi que les eaux de la rivière ou nous étions quelques heures plus tôt. Quelques ‘Woooahh’, quelques photos plus tard, il est l’heure de rentrer, pour la petite soirée qui nous attend. Nous rencontrons Mayou à l’hôtel à 19heures. Le retour se passe sans encombre.

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Lundi 5 mars 2007

Désolée de vous avoir laissé un peu tomber pour repartir en voyage, mais me voici de retour et fin prête à vous raconter la suite...

Nous sommes toujours à Chengdu. Ce matin, Kim souhaitait rester se reposer et nous en avons profité, Martin, Eric et moi pour aller voir les fameux pandas de Chengdu ! Nous partons donc pour le Centre de recherche et d’élevage du panda géant (Daxiongmao Fangzhi Yanjiu Zhongxin 大熊猫繁殖研究中心). Comme son nom l’indique, c’est un centre (situé plutôt à l’écart du centre-ville) consacré aux pandas géants et aux petits pandas. Les pandas sont parfois surnommés ‘fossiles vivants’ car selon certains scientifiques, le panda géant existerait depuis 600 000 ans, tandis que d’autres affirment qu’il vivait déjà à la période glaciaire (de 1 à 3 millions d’années) !

Nous avons visité assez tôt le matin et nous avons donc eu la chance d’observer le petit déjeuner des pandas (vers 9h). C’est une aubaine car en dehors de manger, les pandas ne font que dormir… nous avons donc pu admirer leur capacité à se dissimuler dans les bambous (et cela, malgré leurs couleurs assez marquées) ainsi que leur charmante gymnastique du matin. En effet, leurs ‘sauveteurs’ doivent parfois faire un sacré ramdam pour les réveiller et on les voit alors faire leurs étirements avec un drôle d’air (‘chuut, tu vois pas que je veux encore dormir !’) et descendre de leur arbre ou de leur cachette très lentement et dans des positions des plus comiques…


Ces animaux robustes sont aujourd’hui en voie d’extinction. Le gouvernement a par conséquent créé onze réserves de pandas dans le Sud-Ouest. Il tente également de limiter la chasse en faisant exécuter publiquement les braconniers. Les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d’énormes quantités de nourriture (jusqu’à 20kg par jour), dont près de 95% de bambous. S’ils passent de 10 à 16 heures par jour à mâcher, ils ne consomment qu’une vingtaine d’espèces de bambous sur les 300 que comptes la Chine. Au milieu des années 70 plus de 130 pandas sont morts de faim lorsque disparut une espèce spécifique de bambou, dans la région de Min Shan. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection.  Les pandas vivent seuls la majeure partie de l’année. Pendant leur courte période de reproduction (à peine 3 mois au printemps), ils doivent trouver un partenaire, susceptible de leur plaire qui plus est. Les femelles ne portent généralement qu’un petit, pas plus gros qu’une pomme. Dans la section réservée à l’élevage, nous avons pu notamment admirer quelques petits pandas, nés en automne. A la naissance, ces petits pandas ressemblent à de gros rats tout rose, les tâches blanches et noires apparaissent bien plus tard….  Désolée, nous n’avons pas de photos d’eux car à cet âge, la lumière du flash pourrait les rendre aveugles… Donc tout appareil photo strictement prohibé

Nous avons aussi découvert une autre espèce de pandas : les pandas rouges.

Bien plus petits que leurs grands frères, ils sont tout aussi choux. Une des employées nous a proposé d’en prendre dans nos bras… Pour être pris en photo avec les grands pandas, il faut payer 500 yuans par contre pour les pandas rouges, photos moins recherchées oblige ce n’est que 40 yuans. Ces petits pandas étaient tellement mignons que nous n’avons pas pu résister ! 

Le centre compte aussi un cinéma. Le film (tout en chinois) retrace la vie d’un panda et les efforts des scientifiques pour sa survie. Juste après l’entrée, un musée présente également l’habitat et les mœurs du panda.

 

Avec des images pleins les mirettes, nous sommes rentrés à l’hôtel pour retrouver Kim. Nous avons tous mangé dans un très joli restaurant tibétain…  La nourriture tibétaine est bonne, assez sucrée. Nous avons également pu goûter la viande de yak et le thé au lait de yak. La viande est un peu coriace mais néanmoins goûteuseJ. Le thé est délicieux (ça ressemble un peu à du lait assez fort). Nous sommes en train de réfléchir comment nous pourrions en trouver à Pékin ?!

 

                   Le petit restaurant tibétain... Eric a bien aimé la serveuse en tenue traditionnelle! J

Cet après-midi, nous nous sommes inscrit à l’hôtel pour un cours de Ma-jong… Enfin, nous apprenons à jouer à ce jeu dont tous les chinois raffolent ! Les règles ne sont pas très difficiles mais gagner repose en grande partie sur la chance. Dans les grandes lignes, le but est de ne plus avoir dans son jeu que des pairs et des suites de trois pièces (Par exemple : 3, 4, 5 ; 4, 5, 6…). L’autre difficulté, c’est que certaines règles sont différentes selon les joueurs, les provinces où l’on joue… Il faut donc au moins demander le système de comptage avec chaque partie car, on peut perdre beaucoup d’argent (promis on vous fera un petit post sur ça !)… La personne qui nous a appris à jouer nous a avoué avoir perdu tout son salaire du mois dernier en une partie !

        Le jeu de Ma-jong

par Mayou & Neric publié dans : Voyage en Chine
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Mercredi 21 février 2007

Nous nous reposons à l’Holly’s Hostel pour 15Y la nuit et avec eau chaude (plutôt bouillante, hum !) à volonté et toilettes à l’Européenne (pour les fillesJ).

Chengdu : influence Tibétaine, quartier Tibétain, lait et viande de Yak dans les restaurants.

 

Nous ne sommes plus habitués à tant de luxe, c’est vraiment le pied ! Il n’y a pas de couverture chauffante ou de chauffage mais au fur et à mesure que nous descendons dans le sud, la température se fait de plus en plus supportable et agréable… Le soleil commence à nous réchauffer, un vrai bonheur !

Notre première mission… Devinez ?! … Lessive générale !!! Héhé, ce n’est pas que l’on commence à sentir…mais un petit peu quand même (déjà un peu plus de 10 jours que nous sommes partis)… C’est vraiment heureux qu’il fasse froid, ça évite trop d’odeur !

5Y la machine, 2Y un paquet de lessive et notre linge sèche au soleil sur le toit de l’hôtel ! Pendant que le linge fait sa toilette, nous faisons la nôtre et nous nous donnons rendez-vous sur la terrasse (au 3ème) de l’hôtel, appelée l’Holly’s restaurant. Au menu, pancakes à la banane, au chocolat, aux pommes, aux pommes de terre, au jambon, et bien d’autres saveurs…  Café, thé au gingembre, muesli aux fruits et yaourt, omelettes…  Hum… nous nous rattrapons sur tous les plats sautés, abrégés, très ou trop chinois… !

Les bourgeons en fleur, le temps beaucoup plus clément qu'hier, nous nous rapprochons définitivement du Sud...

Nous décidons aussi de partir acheter nos billets de train pour KunMing (apparemment ce sont les plus durs à obtenir) dans 3 jours (samedi 20 ja